Revenons sur terre. Après avoir rêvé de devenir milliardaire (voir notre précédent article) et conclu que l’exercice n’était pas des plus faciles, il est en revanche une question que tout le monde pourrait se poser : comment s’enrichir jour après jour ?
Il existe deux grandes possibilités pour y arriver. Un moyen sûr, mais lent, qui consiste à investir régulièrement en faisant croître l’épargne de façon progressive, à accumuler patiemment des revenus (dividendes, loyers …) et à produire éventuellement des plus-values au moment de la revente. Grâce aux intérêts composés, la construction d’un patrimoine peut ainsi se faire de façon progressive, lentement au fil des ans. Une deuxième solution consiste à jouer sur différents effets de levier ce qui n’engendre pas nécessairement plus de risques, mais a pour effet d’accélérer la constitution de votre patrimoine. C’est le cas quand vous achetez un appartement à crédit pour le louer, les loyers perçus permettant de couvrir le paiement des prêts et celui des charges. C’est ainsi qu’on a coutume de dire qu’à terme, l’appartement ne vous aura rien coûté.
Un levier financier est un mécanisme qui accélère le processus d’enrichissement. Gérard Huguenin, expert en gestion, distingue 3 types de leviers . Le levier par le rendement qui provient à la fois du revenu issu du placement et de la plus-value dégagée lors de la revente. Le levier par le crédit qui peut prendre deux formes : l’endettement dans le cas d’un projet immobilier et la constitution d’une épargne grâce au crédit. Le mécanisme de l’effet de levier est simple. Il consiste à : a) emprunter, b) placer la somme empruntée et c) utiliser sa capacité d’épargne pour rembourser l’emprunt. Le levier est naturellement intéressant quand le taux perçu sur le placement est largement supérieur au taux payé sur le crédit. Ce levier peut encore être optimisé en tenant compte des impacts de la fiscalité (par exemple si les intérêts sont déductibles fiscalement). Enfin, le levier par la fiscalité est celui qui permet de chercher l’optimisation maximale (le terrain de prédilection du cabinet WBIEC)
Ceci étant dit, il faut cependant rester prudent et éviter de choisir de façon systématique (ou exclusive) les placements liés à des avantages fiscaux. Il ne faut pas oublier que l’avantage fiscal est souvent proposé pour compenser une prise de risque (FCIP, fonds de placement dans l’innovation) ou une faible rentabilité (investissement Borloo où le prix de la location est souvent inférieur au prix du marché). Et cet avantage fiscal (que tous les vendeurs mettent toujours bien en avant) ne doit pas être systématiquement considéré comme le premier, ou le seul critère décisionnel. Deux préalables importants sont à observer : l’étude approfondie du niveau de rentabilité de l’investissement (notamment immobilier) et le choix de la meilleure stratégie d’endettement en fonction justement de l’optimisation fiscale possible. Et de ce point de vue, chaque cas est un cas particulier. Attention donc aux vendeurs à tous crins !